Chants judéo-espagnols

 

Avec Elina Jeudi (Flute et violon)

 Marion Combes (Chant)

Vincent Favre (Percussions)

 David Lataillade (Oud et guitare).

 

L’origine des chants judéo-espagnols :

La langue judéo-espagnole est issue de l’Espagne médiévale. Après l’expulsion des juifs d’Espagne en 1492, elle s’est répandue dans les pays d’accueil des juifs réfugiés : dans de grandes villes de l’ex-Empire Ottoman ou au Maroc, à Vienne sans oublier, Narbonne ou Toulouse. Cette langue parlée par des communautés très dispersées s’est  teintée des langues des pays accueillants. Pour les chants il en est de même : les mélodies sont issues du métissage des traditions musicales des exilés et des pays accueillants.  A noter : la prononciation diffère de l’espagnol actuel, notamment le « J » est prononcé à la française, et le « s » par exemple de « rosa » se prononce « z ».

Marion Combes nous dit...

 A l’origine de mon interprétation, il y a ce qui fait la vie d’une femme : l’attente amoureuse, l’exil intérieur, les souffrances et les joies du couple, de la maternité… À l’origine de tout chant il y a... l’appel,  le cri de joie, la lamentation, le rire en cascade… La voix chantée est instrument de toutes ces émotions…

 Les textes et les musiques de ces romances se sont transmis de bouche à oreille, d’oreille à bouche par des générations de femmes. Femmes juives aux coutumes héritées de leurs mères. Ces poèmes souvent énigmatiques, expriment  leurs joies, leurs rages, leurs espoirs…

 Chants d’amour, chants de femmes seules dans l’attente de l’amant ou femmes déçues de l’amour… C’est souvent autour de cette question que cela tourne…

Et cela tourne jusqu’au vertige ! Vertige mystique ! Car Dieu est aussi l’amant qui se fait attendre dans cette vallée de larmes… Dans la culture juive, tout, jusque dans le moindre geste du quotidien est marqué par cette attente, ce lien indéfectible, malgré la nuit de ce monde.


Ir me queria yo    
 
Yo era nina  
A la una yo naci    


Abraham avinou    
Courte histoire des juifs d'Espagne